Il fut un temps, où quand j'étais pensionnaire, j'avais remarquer que élèves n'aimaient pas mangé les quignon de baguette, ce qu'on appelle vulgairement les croûtons. Je n'entre pas dans cette catégorie car à mes yeux, du pain, c'est toujours du pain. Aussi ai-je chez moi des morceaux de pain sec à volonté (seule, j'en consomme très peu, et je préfère le voir durcir que moisir).
Onyx ne rechigne pas à se nourrir de pain sec, du moins en rempli-t-elle ses bajoues sans se poser de question. Je ne lui donnais donc du pain qu'avec parcimonie. Elle ne le mangeait pas, mais le considérait "bon à emporter". Forcément, le pain est issue de la céréales la plus répandue sous nos latitude. Et les céréales, c'est sa folie !
Pas plus tard qu'hier, je n'avais donc pas osé lui donné plus que ce que son estomac ne pouvait porter. C'est un peu oublier que le hamster fait des réserves, parfois jusqu'à dix kilos (dixit le bouquin que je lis en ce moment sur le rongeur). Nous en sommes loin ! Je la voyais rongé, ou plutôt tenté de ronger les barreaux de sa cages, qui heureusement ne sont pas prêtes de céder sous l'attaque de ses incisives. C'est un rongeur... il a besoin de ronger. Une noisette peut-être, l'aurait satisfaite ? Mais elle le fait disparaître dans ses abajoues sans s'occuper de la ronger sur place. Ah ! il faut autre chose : je lui tend un petit rondin de bois à sa mesure... elle le prend, le tire, le place à porter de l'ouverture de son gîte, mais ne le ronge pas ! D'autre rondins que je lui avait donné auparavant montraient des marques de dents... c'est bien, mais pas suffisant.
Je sais bien qu'elle veut venir jouer avec moi ! Mais je ne suis pas au mieux de ma forme ces dernier temps. Je redoute de lui faire peur avec mes mouvements brusque fait dans l'urgence. Sous traitement depuis quelques jours, les nausées sont inévitables. Je ne me vois pas prendre Onyx avec moi comme elle le souhaiterait sans doute. La pauvre s'ennuie de la distance que je mets entre elle et moi, pour sa propre sécurité. Et cependant, il faut bien qu'elle s'occupe. Comment ?
Je n'avais pas envie de réduire le quignon de pain en petit morceaux pour lui donné... Si vous avez déjà essayer, vous savez que le pain, une fois sec, s'effrite, mais ne se rompt pas. Je lui ai donné un quignon entier, pour une fois. Et là, les barreaux de la cage était beaucoup moins intéressants. Elle a tourner autour du quignon, cherchant par quel bout le prendre, puis a commencer, voyant qu'elle ne pouvait pas le transporter comme cela, à le ronger morceau par morceau, en cassant le quignon et en plaçant les bout couper dans ses abajoues. Je l'observe, et je vois l'un de ses abajoues gonfler, gonfler... Je lui ai parler le plus doucement que j'ai pu : "Tu devrais remplir l'autre, parce que là, ça déséquilibre l'harmonie des formes..." Elle a stoppé son grignotage quelques secondes en me regardant. Je suis naturellement silencieuse, à par l'appelée par son nom, elle a pas l'occasion d'entendre ma voix. Mais elle reste très attentive à ce que je prononce quand je dis quelques chose. Et comme je parle doucement, je ne parle qu'à elle. Bref, elle s'arrête, et recommence après quelques secondes de pauses à réduire le pain en kit... et à ma grande surprise, je vois le mouvement interne des morceaux découpés avec soin qui passent dans l'autre bajoue !
Mais c'est qu'elle me comprend... à moins qu'elle était précisément à ce moment là, à la limite. Dans l'observation des hamsters, il paraît qu'on note volontiers quel est l'abajoue remplie en premier ? Je peux dire qu'apparemment c'est la gauche. Onyx serait-elle gauchère ? La prochaine fois que j'ai tout un quignon à lui donner, je vérifierais cette hypothèse.
Je doute fort qu'elle ai tout manger, mais une fois que ses bajoues ont été remplie, elle est rentrée dans son gîte pour les vider. Nous sommes encore loin des dix kilos d'aliments mis de côtés. Mais à ce rythme là, ça va pas tarder.