samedi 26 novembre 2011

Du cerveau aux muscles (et non l'inverse)


Le versus 3 n'est plus qu'un exercices de pronation à mes yeux. C'est fou qu'un violon peu changer de son lorsque l'on utilise l'archet différemment. Mon violon s'exprime plus clairement, je dirais. Avant de m'attaquer au versus 1 (ce qui est logique : on commence à travailler le versus 3 avant le 1) qui n'est pas piqué des hannetons non plus, je me suis retrouvée à jouer à nouveau le premier mouvmeent de la sonate en trio n°8 de Vivaldi, où les double croches sont liées par quatres. Je satisfais donc ma curiosité en essayant à la fois la pronation telle que je l'ai apprise et les liaisons ensembles.
Quelle belle invention que l'anatomie. Une fois que l'on comprends qu'on n'a pas deux mains gauches, mais que la droite est fondamentalement ce qu'elle est, on peut regarder l'archet non plus comme un fauve indomptable, mais comme un ami. Bon, c'est loin d'être parfait, mais autant j'ai du mal à entouré mon annulaire autour de la hausse, autant la pronation corrige le phénomène de préhension de l'archet. Ce n'est donc pas sur mon annulaire que je concentre mes efforts, depuis mon dernier cours.
Si j'insiste tellement sur la pronation, ce n'est rien de moins que parce que le terme technique m'a révélé ce qui me manquait le plus : que l'annulaire entoure la hausse est une chose importante, certes, mais que l'angle du poignet ne soit pas en place et c'est l'annulaire qui est le premier à en pâtir. Si l'apprentissage du violon pour un enfant va du muscle au cerveau, en ce qui me concerne, (je ne dis pas que c'est la même chose pour tout le monde), cela fait le chemin inverse : pour que j'accomplisse un geste, encore faut-il que je comprenne pourquoi. Si cela passe, c'est bien, mais si ça casse, il faut que je comprenne où cela pèche...
J'en déduis donc, pour la transmission futur de mon savoir, de faire se concentrer les adultes, non pas sur le bout de leur doigt sur la préhession de l'archet, mais sur l'angle du poignet, en mouvement de pronation. Il entraîne à lui seul tous les doigts. En un mot, le mouvement de l'archet voit la positions des doigts comme finalité... mais avant, ce mouvement naît bien dans l'épaule, qui le transmets au coude, qui descend dans l'avant bras avant d'arriver dans les doigts.
Un autre porblème s'est révélé : je dois garder mon coude le plus immobile possible. Cela non plus ce n'est pas gagné. Il sera sans doute l'objet d'un autre articles, tant le problème m'a l'air complexe, bien qu'une solution m'a été transmise.
Je continu donc le versus 3 de la cantate "Christ lag im Todesbanden" de Bach, et le premier mouvement de la sonate en trio n°8 de Vivaldi... et tout deux ont la particularité d'être suffisemment long pour m'entraîner à l'endurance. Car cela aussi me fait défaut... décidément, j'ai plein de chose à dire, alors que je suis assez silencieuse depuis que je travaille sur plusieurs fronts.